12 octobre 2008

Mes billes






Dans le bac à sable

parmie les feuilles d'automne

une bille - oeil de chat

J'ai toujours perdue mes billes. J'égare beaucoup de choses, mais je me soigne. Je me fais des routines de départ et d'arriver, je regroupe mes objets dans un sac à main le plus petit possible et je prends souvent quelques minutes pour réfléchir si je n'oublie rien. Si j'enlève mes gants dans un autobus, je les mets tout de suite dans mes poches, on ne sait jamais si je vais devoir sortir rapidement en louvoyant entre les obstacles, je pourrais les échapper pour ne plus jamais les revoir. Malgré cela je perds en moyenne une paire de gants ou de mitaines par année, un chapeau et deux foulards. J'en fais donc collection et j'en achète chaque fois que j'en vois qui me plaisent et que le prix me convient. J'ai des gants rouges pour ne pas les oublier, des doubles que je laisse dans mon sac au cas ou. J'en ai souvent donné à des comme moi qui venait de les perdre alors que le froid sévissait.

-"Prenez-les, j'en ai d'autres."

-"Vous êtes sures?"

-"Certaine, il fait froid, c'est pas le moment de se faire des engelures."

-"Vous n'en aurez pas besoin?"

-"Vous inquiétez pas, j'en ais d'autres."

-"Merci, il fait tellement froid."

-"Ça fait plaisir."

Je n'ai rien inventée, autrefois, alors que j'étudiais au Cegep de Ste-Foy, une dame m'avait donné une paire de mitaines brunes et laides mais chaudes parce que je venais de laisser les miennes dans l'autre autobus lors d'un transfert. J'avais réellement apprécié car je savais que je ne rentrerais chez-moi que tard le soir et que j'aurais à attendre un autre autobus dans le froid de la nuit. Qui que vous soyez madame: Merci encore. Sachez que je les ai donné à mon tour à une fille de mon Cegep qui les trouvait jolies et chaudes.

Mais revenons à mes billes. Petite, il y avait tout les printemps un retour des billes dans la cour d'école. Cela durait jusqu'à ce que celui, c'était généralement un garçon, qui était le meilleur viseur gagne toutes les billes des autres. Le jeux s'arrêtait faute de munitions. J'étais parmi les premières à me faire lessiver. Du coup, je suis devenue championne à la corde à danser et aux élastiques car j'avais le temps de me pratiquer. Les grandes me choisissaient comme partenaire car on pouvait racheter l'autre et celle qui était avec moi était assuré de sauter toute la récréation. J'avais toujours pour handicap de commencer comme poteau, ou tourneuse pour laisser une chance à l'autre équipe de sauter un peu. En plus, les filles tiraient au sort laquelle allait être avec moi pour la récré, malheureusement cela ne m'a pas aider à me faire des amies. Je n'étais qu'une personne convoitée mais au fond jalousée. Mes soeurs ont donc été longtemps mes meilleures amies. Je leur laissais des chances pour sauter plus longtemps et leur donnais mes trucs. Mais elles préféraient jouer aux billes...

Tant perdue de billes

jamais eut le temps d'apprendre

à viser vraiment

4 commentaires:

Madame Unetelle a dit...

Perso, je gagnais toutes les billes du quartier. On ne voulait plus jouer avec moi et... je me sentais coupable de gagner.

J'ai montré à mes filles à jouer aux billes "sans garder les billes de l'autre". Moins de crise entre soeurs ainsi, mais aussi beaucoup moins d'intérêt à jouer.

Crispi ou Djo a dit...

J'aime les billes pour ce qu'elles sont, visuellement parlant : belles et rondes.

Je ne suis pas habile pour ce genre de jeu. Le billard, le golf, entrer une balle dans un petit trou. Chui pourrie!

Mais j'aime les billes!

Djo

Panthère rousse a dit...

Elles sont belles, tes billes!

J'étais pourrie aux billes, j'ai pas de visou. Pourrie aussi à la corde et je crois que je n'ai même jamais essayé de jouer à l'élastique. Moi j'étais bonne en lecture, point. :-)

Anonyme a dit...

Merci à toute pour vos commentaires. Moi aussi j'adore les billes, chaque fois que j'en vois une je ne peux m'empêcher de la ramasser. Mais je suis pourrie dans tous les jeux de visou, pas de visou pour un sous.

Line