30 décembre 2009

Top dix de mes lectures 2009


Dessiner encore
la nature ou les maîtres
tout ce qui me plaît
Pour une fois voici une illustration qui n'est pas de moi. Elle est d'un illustrateur Coréen Kim Dong Hwa. Comme j'aimerais dessiner et écrire comme lui. Sa série des Bicyclette rouge est un pur bonheur pour moi. Je reprends le clavier cette semaine parce que je suis en vacances et que j'ai envie de partager avec vous mon top dix de mes meilleurs lectures de l'année 2009.
Voici donc:
1. Histoire de Kisaeng 1, La barque du destin de Kim Dong Hwa. C'est une bande dessinée, la plus jolie en noir et blanc de cette décennie. Les kisaengs sont des geishas Coréennes, l'histoire ressemble à celle que l'on retrouve dans Les mémoires d'une Geisha d'Éric Golden et le film qui en fut tiré. Les dessins des jeunes filles sont magnifiques mais la nature qui les entoure l'est encore plus. Tout le non dit que l'on rencontre dans une vie passe par les images sensibles de ce créateur de génie. J'ai hâte de lire la suite.
2. La bicyclette rouge 3, Les mères de Kim Dong Hwa, B.D.. Les dessins de la nature y sont toujours aussi beaux, les personnages sont plus caricaturés mais les ambiances et les textes sont comme des haïkus en images. Amateurs de haïkus vous devez lire ça, vous serez sensibles aux non dits et à l'humour au quotidien des paysans de Corée. J'ai un cousin à Tai pei, j'aimerais bien qu'on s'en parle un jour.
3. La diaspora des Desrosiers, La traversée du continent de Michel Trembley. Je dois avouer qu'il est mon auteur préféré. Il ne m'a jamais déçu et son univers particulier n'est pas si loin du nôtre après tout. Il fait partie de la famille, comme un cousin de Montréal. Le récit de cette traversée d'ouest en est en train d'une petite fille qui doit revoir sa mère après plusieurs années de séparation ne m'a pas bouleversée, mais ce n'était pas le but. Ce sont les rencontres qu'elle fait tout au long du voyage avec les membres de sa parenté éparpillées dont les êtres sont si différents les uns des autres qui sont passionnantes. Cette petite découvre la vie et ses bizarreries, ses plaisirs et ses injustices sans tout comprendre mais en sentant très bien que sa vie ne seras plus jamais la même après ce voyage. La guidoune de luxe d'Ottawa surtout m'a beaucoup plut. Elle nous ramène dans un univers coutumier à Trembley mais dans une autre ville et une autre époque et c'est un bonheur cochon comme une truffle double chocolat. J'ai aussi hâte de lire la suite.
4. Depuis la fenêtre de mes 5 ans de Arlette Cousture. Ça c'est un livre sur l'enfance d'une petite fille vraiment sentie et que l'on partage avec émotion. C'est plus comme une sucette au sucre d'orge qu'on laisse fondre tranquillement et que l'on ne veut surtout pas croquer. J'ai été triste quand le livre était fini, j'en voulait encore. Si vous connaissez Arlette dites lui que l'on veut une suite.
5. Paul à Québec de Michel Rabagliatti B.D.. J'aime tellement cet auteur\illustrateur que j'ai acheté l'album. Je dois avouer que tous les autres livres viennent des bibliothèques de Montréal. Je lie beaucoup et cela me coûterais trop cher et me prendrait une pièce nouvelle chaque année pour y ranger les livres. Habituellement je donne mes livres mais pas les B.D., ils sont trop précieux. Ce dernier né de Rabagliatti est beaucoup plus long et plus émotif que les précédents ouvrages. Mais il réussit un tour de force en me faisant rire aux éclats dans un moment vraiment triste de l'histoire. Bravo!
6. Bob Dylan revisited en bandes dessinées illustrées par différents illustrateurs. J'ai redécouvert des classiques à travers les dessins superbes de créateurs respectueux d'un autre créateur.
7. Terreur à Tracadie de Katie Reichs, mon livre de vacances. J'en prends souvent un très épais que je traîne durant les quinze jours ou je me promène dans le Québec d'été, des rivières et des piscines. J'aime bien lire des polars durant les vacances et Katie Reichs m'amuse même si ses histoires suivent souvent le même fil, mais il est difficile de changer le style polar n'est-ce pas? D'ailleurs qui le demande?
8. Cette lumière qui flotte de Hélène Leclerc, haïkus. C'est le meilleur livre de Haïku de l'année. J'adore le style d'Hélène, frais, honnête et simple comme le sont les moments d'éveil qu'elle partage si gentiement avec nous.
9. Nouvelles histoires du Wyoming de Annie Proulx. Ces nouvelles traduites de l'anglais, écrites par une femme d'origine du Québec m'ont passionnées. Les descriptions des habitants de cet état sont habiles et vont au plus court. Les importés et les natifs sont tous disjonctés par le climat et l'isolement, l'alcool et la solitude mais tellement attachants, même les blaireaux.
10. La traversière de Albertine Sarazin. Je l'avais déjà lu, déjà donné. Je l'ai racheté pour 1$ un jour de pluie durant les vacances car j'avais terminé mon polar. J'adore Albertine Sarazin, sa franchise, sa rudesse, son impudeur. J'avais préféré l'Astragale, ces récits du temps de la prison pour femme, mais cet ouvrage est plus intime et me l'a toujours fait adopter comme petite soeur. Qui le veut?

28 décembre 2009

La guitare rouge


Changer les vieilles cordes
de la petite guitare rouge
-Noël sous la pluie
Pour Noël nous étions à Joliette et avions nos patins. Heureusement nous sommes allés patiner avant la pluie, car trois heures plus tard la glace était devenue de la meringue qui craquait sous nos pas. Nous avons cherché une boutique de musique ouverte, la deuxième fut la bonne et nous avons acheté des cordes neuves pour une petite guitare que les enfants laissaient dormir au sous-sol. Quand la pluie s'est mise à tomber et le grésil à frapper à la fenêtre Stéphan s'est assis au salon et commencé à jouer. Un groupe jouait aux cartes et je dessinait avec la plus jeune alors j'ai changé de place pour profiter du spectacle. Sa soeur Chantal chante aussi très bien. Je ne sais qu'applaudir et suis toujours heureuse de le faire. Nous avons passé du temps agréable malgré le temps exécrable. Le voyage en autobus de Montréal à Joliette était gratuit le jour de Noël. Il était plein et trois personnes ont voyagées debout. Au retour, certains étaient si chargés de paquets qu'ils occupaient plusieurs sièges. Le chauffeur à dû intervenir pour que les paquets soient placés dans les soutes ou les compartiments réservés à cette fin. Le bus était plein, étrange le peu d'égard qu'on les gens ont les uns envers les autres. Ils préféraient laisser une personne debout pour que leurs paquets soient bien assis. Ce n'était pas un cas isolé, entre 15 à 20 personnes ont dû déplacer leurs paquets. Je sais bien que le voyage est court mais quel étrange comportement. J'observe des actes semblables trop souvent et cela m'attriste de voir que l'égoïsme se répends et devient même la norme. Normal que les banques alimentaires soit vides, tous le monde préfère s'acheter une WII que de donner de la nourriture à son voisin. Passer une soirée à chanter ne les intéresse pas, sauf si c'est sur un jeu de guitare héros. Il en va des sociétés comme des individus. À l'adolescence nous sommes tous égoïstes et cela se place lorsqu'on voit que l'on peu aider et en ressentir de la joie, une joie plus grande que celle de passer le niveau trois au jeu de Mario truc. Notre société doit en être qu'à son adolescence et elle a encore beaucoup à apprendre. Heureusement le bon sens finis souvent par avoir le dessus. Je nous souhaite donc d'afficher plus souvent notre bon sens, celui qui est généreux et altruiste. Je crois qu'ainsi nous pourrons passer tous une bonne année.

21 décembre 2009

Le poinsiettia
























Trônant sur ma table
un minuscule poinsettia
entouré de gâteaux
Ma table est petite et ronde et j'ai trouvé cette année le plus petit plant de poinsettia que j'ai jamais vu. Il est minuscule et très fourni. Autour de lui j'ai disposé mes boîtes de gâteaux de Noël, celle avec des muffins aux canneberges et la boîte de chocolats turtle maison que m'a offerte ma fille. J'ai juste assez de place pour mettre mon assiette pour pouvoir manger. J'ai l'impression ainsi d'être en nombreuse compagnie comme au temps des fêtes dans la famille de ma mère qui comptait 12 enfants. À la table de la salle à manger de mon travail je n'ai pas cette impression familère bien que je me retrouve parfois entourée de gens. C'est que ces personnes parlent une autre langue, l'anglais. Leurs intérêts sont parfois si loin des miens que j'ai plus l'impression d'être dans le désert. Les écouter parler des vedettes de cinéma américain, de leurs mariages ou de leurs divorces hypermédiatisés ou de leur petit préféré dans cet émission de téléréalité m'ennuie profondément. Mais le jour où j'ai entendu les patrons parler des prix à la baisse des voitures de luxe et de les entendre choisir celles qu'ils s'offriraient cette année, alors que nous n'avons pas eut d'augmentation de salaire depuis 5 ans, m'a tout simplement choquée. Quand l'un d'entre eux a parlé qu'il en achèterais deux cette année, qu'il prendrait pour lui un nouveau VR et la si jolie Mini Cooper argent au toît noir pour sa fille, là j'ai trouvé la scène carrément obscène et je suis partie. Je venais d'assister à un glissement de mes valeurs. Quand j'étais jeune je trouvais obscène une femme avec un trop grand décolleté et j'étais dégoûté par un homme qui se replacait le moineau dans le pantalon. Aujourd'hui je trouve les décolletés charmants, car on voit des craques de fesses et des j-string à tout les coins de rue, même en hiver! Je trouve ridicule mais drôle les hommes au prise avec des slip qui ne tiennent plus. Mais je trouve obscène des hommes qui parlent de leurs nouvelles voitures devant leurs employés qui n'ont que tout juste de quoi se payer le bus. Leur train de vie n'a pas changé avec cette récession. Les employés eux n'ont pas eut de bonus de Noël depuis deux ans. Les profits de la compagnie ont beaucoup diminués, mais pas le salaire des cadres. Ils ont coupé dans le nombre d'employé et demandé à plusieurs de ne faire que des semaines de 4 jours. Ils ont diminué leurs déplacements à l'étranger pour affaires mais pas leurs vacances dans le sud. Je sens naître en moi la fibre syndicaliste, c'est mon père qui serait fière. Mes soeurs aussi car elles sont ou ont été des représententes syndicales efficaces et dévouées. Comme je ne me sens pas suffisamment membre du groupe pour proposer un syndicalisation je vais plustôt demander une augmentation. C'est tout ce que je me sens capable de faire.
Des petites roses noires
dans la cour de l'italien
brûlées par le gel

14 décembre 2009

Laissez-vous transporter


Des gens généreux
et des enfants par miliers
qui poursuivent l'étoile
J'avais préparé cet illustration pour un concours ayant pour thème: Laissez-vous transporter. J'aime les transports en commun et j'adore marcher et me déplacer à vélo. Prendre l'avion c'est exitant, prendre le train vraiment relaxant mais mon préféré c'est de prendre le bateau. N'importe lequel, un traversier fait l'affaire. Je suis heureuse comme une baleine lorsque je suis sur un bateau. Je respine mieux, je vois plus loin et autrement. C'est comme un voyage loin de mon quotidien, je peux prendre du recul et savoir dès que je remet le pied sur le sol ce qu'il me reste à faire. C'est automatique, cinq minutes sur l'eau a sur moi le même effet qu'une heure de méditation zen. Je devrais vivre à Venise.
Parlant de Venise, je répond à un autre tag. Celui-ci consiste à faire 7 énoncés dont un est un mensonge. Voici:
1. Je collectionne les tortues.
2. Je déteste les poivrons verts.
3. J'ai été ordonnée moine zen.
4. Je n'ai jamais eut de permis de conduire.
5. Je suis philanthrope.
6. J'adore l'eau.
7. Ma couleur préférée est le rouge.
Ceux qui me connaissent bien trouverons tout de suite. J'ai été simple pour que personne n'y passe le réveillon. Vous saurez la vérité la semaine prochaine.
Je voulais écrire sur le fait que nous ne changeons pas vraiment. Mais c'est aussi vrai pour les autres. Inutile d'espérer que des relations vont s'améliorer avec le temps. Ce n'est jamais vrais, et nous sommes la seule personne qui peu changer quelque chose. Pas nous-même bien sure mais notre façon de voir. J'ai lu dans le métro une citation de Spinoza: Ne pas critiquer, se moquer ou mépriser mais comprendre. Si on applique cette phrase au gens qui nous entoure on devient plus zen subitement. En comprenant la motivation d'un tueur, la rage et la colère se dissipent, mais cela ne veut pas dire qu'on adhère à ces idées et ces gestes, mais on comprends et on peu se tourner vers les vrais problèmes à résoudre lorsque la colère est partie. Je suis rarement en colère mais j'ai beaucoup de mal avec la colère des autres. Personne n'est vraiment rationnel en colère. Alors pour la compréhension faudra revenir plus tard. Mais cette citation me sert lors de conflits avec mes collègues de travail.
Je viens d'envoyer mes voeux de Noël à ma famille et mes amis. Pour être certaine que je n'oublie personne je vous les transmet aussi. Je vous souhaites à tous la joie, la santé et l'amour.
La joie de vous sentir vivant, la santé pour apprécier chaque journée et l'amour pour avoir envie de continuer ce que vous avez entrepris ou pour vous inciter à en commencer de nouvelles.

Vous occupez tous une partie douce à mon coeur.

Joyeuses fêtes à tous

02 décembre 2009

Spécial tag


Me faire tatouer
tous les noms de ceux que j'aime
du côté du coeur
Je fais aujourd'hui un spécial tag lancé par les soeurs impertinentes. Il semble amusant car il nous fait parler de nos plaisirs.
1. Un plaisir des yeux: ma fille adorée. Je la trouve belle même quand elle se fâche, même le matin mal réveillée et bouguonneuse.
2. Un plaisir que l'on partage: une bonne bouteille de vin et tout ce qui se mange en général car je ne peux manger devant les autres sans partager.
3. Un plaisir odorant: un bon bain moussant à la lavande ou au sapin quand je suis enrhumée.
4. Un plaisir d'enfance: me balancer avec mes soeurs en chantant à tue-tête.
5. Un plaisir égoïste: une petite caisse d'huîtres que je mange à moi toute seule parce que personne autour ne les apprécient.
6. Un plaisir de l'oreille: entendre mon chéri chanter aussitôt lever. C'est du pur bonheur.
7. Un plaisir charnel: la main de chéri, chaude, un peu rude et un peu poilue.
8.Un plaisir inconnu: bander.
9.Un plaisir du goût: ça c'est difficile, je suis tellement gourmande. Ce que j'apprécie le plus en ce moment c'est mon drink du vendredi soir quand la semaine est terminée. Un peu de dry gin, du curaçao, ajoutez des glaçons et de l'eau pétillante. J'appelle ça un blue danse, c'est l'ancien nom d'un groupe de bossa nova et de jazz de Montréal qui s'appelle maintenant Viva Nova.
10. Un plaisir anachronique: porter ma petite robe noire et blanc, pur style sixty à mon lieu de travail ou nous fabriquons les tissus pour des vêtements pour dame de l'année prochaine.
11. Un plaisir qui ne coûte rien: regarder la neige tomber. C'est si doux. L'été, la pluie qui rebondit dans les flaques d'eau.
12. Un plaisir honteux: j'aime regarder à l'intérieur des maisons quand je marche. Je me sens toujours un peu coupable.
13. Un plaisir hors de prix: une bonne bouteille de champagne pour le plaisir de célébrer n'importe quoi, n'importe quand.
14. Un plaisir surestimé: manger dans un grand restaurant. Un bonne bouffe peut très bien être faite à la maison. La facture est plus facile à digérer.
15. Un plaisir à venir: Noël avec mon chéri. J'irai dans sa famille pour la première fois célébrer Noël. Habituellement nous allons dans nos familles respectives et nous nous ennuyons l'un de l'autre. Cette année chez lui, l'an prochain chez nous, enfin j'espère.
Pour finir je tague Gycouture et Venise. A vous de répondre maintenant.