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12 septembre 2013

Les boules à mites

Au fond de la friperie
l'odeur de la boule à mites
- et des souvenirs
C'est dans une friperie de la rue Rachel, le Rétroviseur, que j'ai eut mon plus gros et  plus long fou rire.  Ce n'est pas d'hier que je fréquente les friperie.  En digne granole, je fréquentais déjà durant mon Cégep une friperie de la rue St-Jean, la Vieille Chipie, et ce sont aujourd'hui, la friperie Renaissance et le Village des Valeurs mes lieux de trouvailles préférés.  Cette semaine dans Les Verts contre attaquent, les animateurs parlaient de l'empreinte écologique des vêtements.  Il en ressortait que la fréquentation des friperies restent encore aujourd'hui une solution gagnante malgré les efforts d'amélioration du marché du vêtements.
J'étais donc avec deux amies, une Québécoise et une Roumaine dans cette friperie qui présentait au fond de sa boutique des vêtements signés.  C'était une de ses journées chaudes et humides des étés typiques de Montréal et nous étions entrées pour y profiter en plus des aubaines, de la généreuse climatisation.
En arrivant au fond du local, mon amie Québécoise, toujours très spontanée, s'exclame haut et fort: 
Ça sent la moule à bite!
Nous nous sommes regardées, puis le fou rire s'empare de nous.  Cette amie, désespérément célibataire à l'époque, venait de faire sa plus belle contrepèterie.  L'odeur de boule à mite n'était que légère mais son nez raffiné l'avait détecté très rapidement.  Nous étions en train de rire depuis plusieurs minutes quand le propriétaire, un ancien voisin anglophone, est venu jeter un oeil sur ce qu'il se passait.  Nous nous sommes calmées un peu, quand l'amie Roumaine, qui riait pourtant de bon coeur avec nous, m'a demandé pourquoi on rit au juste..  Re fou rire.
Je fini par me calmer suffisamment pour lui expliquer ce qu'est une contrepèterie et lui dire que celle qui nous fait si rire vient de la boule à mite.  Explication de ce qu'est cette boule à mite.  Elle me demande alors pourquoi moule à bite nous fait si rire.  Re re fou rire.
Essayez donc d'expliquer quelque chose qui vous fait rire vous!  C'était tordant et difficile.  Un bon cinq minutes plus tard, j'arrive enfin à lui expliquer le sens propre et figuré du mot moule ainsi que la signification du mot d'argot bite.  Re, re et re fou rire général.

Cette fois, impossible de nous calmer car c'était pour chacune de nous en toute connaissance de cause que nous riions.  S'ajoutait à cela la connivence de savoir que notre amie avait ri par solidarité.  Nous étions décidément bruyantes, tellement que nous dûment sortir de la boutique sous l'oeil réprobateur du commerçant.  Ce fut une débandade générale.   Nous avons retrouver notre souffle sur le trottoir qui se prenait pour un four.  Des crampes dans les joues nous nous sommes dirigées vers l'Anecdote pour y boire un rafraîchissement.  Sourire général.

Je ne remercierai jamais assez cette amie qui me procure encore de la joie chaque fois que je pense à ce moment.  Chaque fois que je sens l'odeur de la boule à mite également.  Chaque fois que je repasse devant le Rétroviseur je souri.  Il m'arrive aussi quand je suis vulnérable et triste de repenser à ce moment qui en fut un de vrai partage, de véritable connivence.   J'ai souvent raconté cette anecdote qui fini à l'Anecdote.  Encore aujourd'hui, cela me fait sourire.

07 juin 2011

Au Québec, on aime les touristes

Les touristes qui passent
aiment se faire photographier
devant les pièces d'eau

Au Québec, nous avons beaucoup d'eau et je suis certaine qu'un couple vous a déjà demandé  de prendre une photo d'eux avec leur appareil.  C'est si mignon qu'on ne peut refuser.  Dans ces moments on se rend compte que ce qui nous entoure est superbe.  Les touristes nous donnent envie de visiter notre coin de pays, notre ville, notre rue.   Avec l'habitude de côtoyer cet endroit on oublie facilement sa beauté et sa grandeur.  Le quotidien occupant trop nos pensées, nous oublions de nous arrêter pour contempler.  J'avoue que c'est mon péché mignon: la contemplation.  Ça n'a pas besoin de durer des heures, pas nécessaire non plus d'élever ses pensées dans une prière ou dans un élan d'amour tout philosophique, juste d'être là, pleinement consciente de l'endroit et du fait que je suis là, à cet endroit à cet instant me ravie comme si simplement le fait d'exister suffisait à mon bonheur.  Ce sont ces brefs instants de joie qui augmentent ma sensation d'être pleinement vivante, et j'en redemande.  C'est à cause de cela que je roule doucement à vélo, que je marche lentement et que je m'arrête souvent pour regarder ne serait-ce qu'un instant ce qui s'offre à mes yeux, à mes narines aussi.  En ce moment, les iris sont en fleurs et hier je me suis arrêtée, pour prendre un grand bol d'odeur d'iris.  Le bosquet se trouvait à ma droite sur un tout petit terrain devant une de ces petites maisons étranges d'un seul étage qu'on trouve dans l'est de Montréal.  En regardant bien, il y a partout des coins superbes, des grands et des petits.  Ce qu'il y a de plus chouette, c'est qu'on peut en créer simplement en plantant des iris.