22 novembre 2008

La joie, la souffrance



Pouvoir enfin lire

entre les lignes de tes mains

la joie de ma vie

Avoir une main à tenir quand il fait froid et gris, c'est ce qui fait le plus de bien. Je ne parle pas de cela souvent, mes amies proches le savent pourtant. Je vis de la souffrance continuellement. J'ai survécue à un cancer alors je ne vais pas me plaindre, mais j'ai la nuque raide et la machoire endolorie. Cette maladie survenue lorsque j'avais à peine 42 ans m'a donnée un grand coup de poing dans la gueule et je le ressent encore. Certain jour c'est comme si un camion m'avait frappé au visage. Certaine nuit je me réveille avec le même cauchemar, celui ou je perds toute mes dents. Je les retire une après l'autre et elles s'aditonnent au creu de ma main. C'est alors le mal de dent qui me réveille. Je n'ai aucune carrie et je soigne ma bouche comme une hygiéniste un peu maniaque. Je suis abonnée aux Tylénol, car c'est ce que m'a recommandée mon médecin. Je ne suis pas la seule vu le nombre de médicaments qui se vendent. Une de mes amies s'amuse à dire qu'après 50 ans si tu te réveilles un matin et que tu n'as mal nulle part c'est que tu es morte. Alors je préfère souffrir et rester vivante encore un peu. Mais en ce moment c'est difficile pour moi car en plus j'ai une tendinite au bras droit occasionnée par mon travail de dessinatrice sur ordinateur et je me suis coupée méchamment le pouce gauche à l'exacto la semaine dernière. J'ai bien cru perdre un bout de doigt mais cela semble se recoller. La vie est forte malgré nos erreurs et je l'apprécie. C'est la première et la dernière fois que vous m'entendrez me plaindre car je déteste ça. Je voulais dire seulement que vous n'êtes pas seuls à souffrir en silence. Cela me rends plus compatissante à mes semblables et quand je vois au travail une collègue se frotter le cou je lui propose aussitôt un petit massage. Jusqu'à maintenant personne n'a refusé. J'ai une trousse de premier soin au travail, j'en traîne une en randonnée et j'ai suivie deux fois le cours de premier soin de l'ambulance St-Jean. Je n'ai rien d'une infirmière, je suis plutôt une vraie maman. Je refuse surtout que tout ces petits bobos me gâche la vie et atténue ma joie de vivre. Mais parfois je dois baisser les bras et rester tranquille le temps qu'il faut pour me sentir mieux. C'est le cas en fin de semaine.

Les longs graminés

se sont couchées en formant

de nombreux chemins

6 commentaires:

Crispi ou Djo a dit...

Petite choupinette. On est là et on t'aime!

Calins.


Djo

linerouge a dit...

Merci, j'adore les calins.

Line

Venise a dit...

Vous aimeriez beaucoup "Le facteur émotif" de Denis Thériault. Nous assistons à l'apprivoisement du Haïkus par un facteur. Il n'a pas le choix et s'y voue avec une passion candide très jolie à lire. Il est aussi, bien sûr, beaucoup question de correspondance.

C'est vraiment une très belle histoire d'amour, de l'incarnation du désir, ou son contraire, l'idéalisation.

Je vous le conseille fortement.

linerouge a dit...

Merci Venise de m'écrire et je vais demain le chercher à la bibiothèque. Nous étions voisines je crois, sur la rue St-Vallier. Un prénom comme ça...

Line

Venise a dit...

Marc, lui, t'a reconnue tout de suite et il te salue. Je comprends mieux ta foi maintenant ... je parle du calendrier mais je parle aussi de ta foi en la Vie.

Qui t'a mené à la Victoire !

Tu écris bien et dessines bien ; la ligne, tu connais et elle te connaît bien.

Et pour le Facteur émotif, c'est rare que je conseille avec autant d'assurance mais là, j'avoue que ...

Contente de ces retrouvailles, après voisines de blocs, voisines de blogs maintenant !

linerouge a dit...

Je suis aussi très contente de ces retrouvailles. Marc a toute mon admiration, c'est un talent immense doublé d'une humilité aussi grande, c'est rare. Quand à la foi, je l'ai dans la vie et dans l'amour aussi. J'adore ton blog et je viens juste de le découvrir. Ta mémoire me fascine. Je viens de me rendre compte que j'ai lu lors de sa parution le livre que tu me conseilles si gentiment et que je l'avais adoré et lu et relu et que j'aurais aimé l'avoir fait moi-même.