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04 avril 2013

Visage

Visage familier
retrouver dans le miroir
de l'eau d'un ruisseau

J'ai une petite-fille, Zara elle se nomme.  À l'âge d'une semaine elle était le portrait de ma fille, sa mère.  Elle a maintenant un mois et demi et je trouve qu'elle ressemble à une de mes soeurs, celle qui a le visage rond et beaucoup de cheveux noirs.  Le père de Zara trouve que sa fille ressemble à sa propre mère.  Comme je ne la connais pas je ne peux rien répondre à ça. 
Une chose est certaine Zara est tombée dans une bonne famille: des parents attentifs et prudents, des grands-parents toujours prêts à la prendre dans leurs bras, un oncle bouche bée, des grandes tantes qui offrent des cadeaux et même une arrière grand-mère qui la berce tendrement.  Ajoutez à cela toute une famille à Cuba qui n'attend que sa venue là-bas afin de lui ouvrir leurs bras.
La venue d'un bébé attendu, ce n'est que du bonheur, du gros bonheur chaud et rond et qui se partage.


24 janvier 2013

Trois singes


Métro ligne orange
écouteurs sur les oreilles
chacun dans sa bulle

J'aime bien la technologie, je m'en sers et j'y trouve bien des utilités.  Mais quelquefois je vois que les changements vont trop vite et que les comportements des individus demandent des ajustements.  Il me semble que plus personne n'écoute plus personne.  Nous nous branchons sur nos lecteurs MP3, préférant écouter des musiques importées plutôt que de se déplacer pour entendre un groupe d'ici, qui en arrache, justement à cause de la concurrence des multiples sites de musique.  
Nous ne nous parlons plus, nous nous écrivons sur facebook ou bien nous twittons en pensant que ce que nous disons ou retransmettons comme idée est vraiment géniale et importante.  En fait l'écran de l'ordinateur nous prends du temps qu'autrement on partagerait avec notre famille et nos vrais amis.
Nous ne regardons plus, nous prenons des images et nous les retransmettons.  Passer une soirée devant un show avec des tas de gens les bras levés pour enregistrer ce qui se passe est une étrange expérience.  Profiter de l'instant semble une notion abstraite pour ceux-là.  Bien sur une belle image c'est agréable, mais une vraie femme qui passe près de nous est aussi digne d'attention que celle sur la publicité de l'arrêt d'autobus.  
Je ne dis pas qu'il faut parler, écouter et regarder tous le monde, mais à force de regarder le monde (entendre l'univers des médias, sociaux, musicaux, etc.) on s'éloigne de notre voisin, de notre quartier, de nos sœurs, de ce qui est important en fait.
J'aime bien les singes, mais pour moi ils demeurent des animaux exotiques, que je ne connais pas vraiment et auquel je n'ai pas envie de ressembler en faisant comme tout le monde.  Alors je prends de la technologie ce qui fait mon affaire et pour le reste je regarde autour de moi ce qui se passe.  Ce n'est pas toujours intéressant.  Il n'y a pas d'œuvre d'art à chaque coin de rue, mais cela aiguise mes sens à chercher de la beauté dans ce que je vois, ou entend aux alentours. 
J'ai besoin de tous mes sens pour traverser une rue.  Combien de fois j'ai failli être frappé par un piéton qui marchait en textant alors qu'il venait à ma rencontre sur le même trottoir.  Un jour j'en ai retenue un par le coude alors qu'il allait traverser au rouge dans les mêmes conditions.  J'ai eut droit à des gros yeux, bien entendue.  
C'est comme ça, la vie en ville aujourd'hui.  Tous le monde est captivé par la technologie et ce n'est pas ça qui arrange nos relations humaines.  Je crois qu'un peu d'éducation est nécessaire et qu'une fois les comportements ajustés nous réussirons à tirer le meilleur parti de cette technologie.
La perte de nos sens, au fond, ça n'a pas de sens.

02 décembre 2012

Tout est blanc

Tout est blanc partout
et si on s'arrête un peu
tout est silencieux
J'ai réalisé ce lavis il y a quelques années pour un oncle qui fait du chien de traîneau.  La dernière fois que je suis allée le visiter il m'a montré un coffre en bois dont il avait sculpté le couvercle.  Il s'était inspiré de mon dessin pour réalisé une scène de chiens de traîneau.  Ces enfants venaient de lui offrir un tout nouveau traîneau et il était fier de dire qu'il attelait encore ses chiens malgré ses 75 ans.  C'est mon oncle artiste, il est taxidermiste et il a dans sa vie réalisé de vrais oeuvres d'arts dans cette catégorie.
Cet oncle élève des tas d'animaux, surtout des oiseaux et il s'occupe d'un rucher pour en récolter le miel.  Sa femme fabrique des mocassins et des bijoux de plumes.  Ils vivent à la campagne à Ste-Croix de Lotbinière dans une petite maison entourée d'animaux.  J'y ais fait du cheval pour la première fois et j'y ais appris le respect des éleveurs. Il est le plus doux des hommes, sa fille vous le confirmera.  Jamais je ne l'ai entendue crier ni vue en frapper un (un animal ou un enfant, ni qui ou quoi que ce soit, c'est un doux je vous dis).  Ce n'est pas non plus un gaga des bébêtes, mais il s'en occupe comme il le faut.
Je crois que je tiens un peu de lui de mon sens artistique, j'ai deux autres cousins qui dessinent très bien et l'un d'entre un est un merveilleux peintre: Pierre Laliberté.
Ce doit être l'approche de Noël qui me fait penser à ma famille.  Pour la première fois depuis très longtemps je ne pourrais aller visiter personne pour les fêtes, je dois travailler.  Je ne suis pas à plaindre, avoir du travail par les temps qui courent, c'est déjà un cadeau.
Ce que notre famille nous apporte est bien difficile à définir.  J'ai la chance d'avoir beaucoup de cousins cousines, 64 en fait.  Tous sont bienveillants, j'ai de la chance de les connaître.  Des fois tout est vraiment blanc.

01 septembre 2012

Le renard

Tout près des manèges 
un renard fait sa ronde 
sur la berge du fleuve

Je n'aurais jamais habité aussi près du fleuve, ni si au centre-ville.  Le centre-sud est un quartier avec des coins très différents d'une rue à l'autre.  Il y a le très connu village guai qui est si coloré, il y a le coin des ateliers d'artistes près de Fullum avec tout de sortes d'évènements improbables et inqualifiables, il y a la rue Ontario et ses putes pas fréquentables, ses drogués qui hurlent ou parlent tous seul, les petites rues avec des centaines de chiens rarement en laisse qui jappent et grognent et pissent et chient, mais il y a aussi les enfants qui jouent dans les ruelles, les fleurs qui surgissent d'endroits surprenants, les graffitis vraiment réussis qui cachent des murs lézardés, des tas de vieux qui marchent avec leurs déambulateurs et qui se rangent pour te laisser passer en te souriant, bref, il y a autant de beauté que de laideur.  Selon mon humeur je vois plus l'un que l'autre et en ce moment je vois surtout les horreurs.  Je fais donc un effort pour me concentrer sur ce qui apporte de la joie et je dois dire que j'y arrive parce que j'ai l'oeil. 
J'avoue, j'ai du mal à m'habituer à ce quartier.  Le manque d'éducation est si crasse et la grossièreté une monnaie courante.  Il y a pourtant tellement d'effort de fait pour améliorer la qualité de vie dans ce quartier.  Nous avons le plus grand nombre de centres communautaires et de groupes d'entraide, mais c'est que les besoins sont criants, énormes.  Pendant qu'on inaugure une ruelle verte, des enfants s'amusent à casser des bouteilles de bières dans une autre.  Alors qu'on instaure un service de repas à domicile pour les personnes âgées, une vieille dame est renversée par un chauffard et devra sans doute passer le reste de sa vie dans un lit d'hôpital.  C'est comme vouloir vider le fleuve avec une cuillère.  Je ne dis pas que ce n'est pas faisable, en plus il est à un niveau le plus bas observé depuis des années, mais que ça va être long.  Je fais partie de ceux qui continue le travail malgré l'adversité.  Je m'occupe d'un compost communautaire installé par Écoquartier.  Quand je m'y rends j'apporte un sac poubelle pour nettoyer les alentours, car les gens croient sans doute que c'est un dépotoir malgré les plantes qui y ont été installées.  Je fleurie mon balcon et j'y fais également pousser des tomates et des fines herbes.  Je dis bonjour aux voisins même si la plupart ne me répondent pas.  J'ouvre la porte aux personnes âgées et je la retiens pour la personne qui me suit.  Je sourie aux enfants qui me font des fingers,  Je reste moi-même, je ne vais pas changer, je pense sincèrement qu'on ne change pas le fond des gens, juste nos comportements.   Je ne vie pas du tout dans l'espoir que ça va s'améliorer mais je sais que rien n'est permanent.  
Quand je suis arrivée à Montréal dans le quartier Plateau Mont-Royal, c'était un endroit pauvre mais les gens étaient fières.  Petit à petit, des jardins ont fleuries et maintenant le quartier est bien différents, plus riche et plus éduqué mais les pauvres ont du partir ou s'adapter.  Et ça change encore, les anglophones et les français s'y enracinent.  Je ne sais pas qui va y gagner au change.  
Je trouve partout les mêmes sortent de gens, il y a les doux, les égoïstes, les enragés, les généreux et les bandits.  Ce sont souvent ces derniers qui prennent toute la place et qui me dérangent tellement.  C'est surement mon âme d'artiste qui fait que je suis si sensible à mon environnement.  Je sais que cela me pousse à créer, à imaginer du beau.  J'ai plein d'idée mais peu d'énergie et de temps pour les réaliser toutes.  Et puis j'essaie de participer aux activités instaurer par d'autres artistes pour les encourager.  Je participe aussi aux évènements à caractère social et communautaire qui tentent d'égaliser les chances de chacun et de créer de nouvelles habitudes plus responsables.  
J'arrive de l'évènement Gratiféria.  Chacun était invité à apporter des trucs à donner et à se servir dans ce qui est offert.  Gratuit.  Pas une vente de garage, pas du troc, gratuit.  C'était la première édition de l'évènement et il n'y avait qu'une cinquantaine de personne, mais l'ambiance était sympathique et calme sous un soleil radieux et la protection des grands arbres du Parc Lafontaine.  Des moments comme ceux-là me rassurent sur la condition humaine.  Je vais en fréquenter plus souvent et faire comme le renard aperçu près de la Ronde et vivre ma vie en marge des bruits envahissants.

25 août 2012

Les colibris

Derrière la maison 
où fleuri un chèvrefeuille
viennent les colibris

Il suffit de s'assoir quelques minutes sans rien faire, sans rien dire, juste à écouter et regarder ce qu'il y a autour et c'est dans ces instants qu'on découvre vraiment le monde où l'on vit.  Je suis heureuse de vivre dans un monde où il y a des colibris.  Ce sont de magnifiques oiseaux même s'ils ont la réputation d'être volages.  Dans la cour de chez ma soeur à Québec, un jardin bien garni et un peu en fouillis permet aux colibris de venir se nourrir de fleurs en toute tranquilité.  Cela me surprend toujours de voir autant de beauté dans un si petit être.  La couleur rubis de sa gorge et la finesse de son bec m'étonnent mais ce qui me ravie surtout c'est le vol de cet oiseau.  Les zig-zags  qu'il opère sont fait à une vitesse et un précision stupéfiantes.  Je n'ai qu'un reproche à lui faire, il ne reste jamais assez longtemps.  Je dois me rabattre sur des photos pour le dessiner.

Il me faut prendre plus souvent du temps pour ne rien faire, assise à regarder le ciel ou le fleuve.  C'est une cure antidépression efficace dans mon cas.  Je vous le recommande également.


11 août 2012

La grâce

Avec un pinceau
de l'eau et un peu de couleur
trouver la grâce

Je suis dans une phase minimaliste.  Je fais tout au minimum.  Le ménage surtout, la cuisine, le dessin, même mon blogue...  Je suis dans une période difficile, fatigue physique et morale.  C'est un mauvais bout à passer.  Mon travail est parfois très dur, les bouffés de chaleur se sont intensifiées et me laissent sans énergie.  J'ai beau avoir du courage, j'ai peu de force.  Pas moyen de voir comment je vais m'en sortir.  Le trou noir dans le système social, dans l'économie, la politique et dans le travail n'aide en rien.  Plus rien n'avance ou alors si doucement que ce n'est pas perceptible.  Mes efforts m'épuisent et l'aide ne vient pas.  Je deviens irritable et je ne me reconnais pas.  Je cherche la grâce, elle est là pourtant, en moi, comme en toute chose, mais en ce moment la trouver me demande un effort, un de plus.  Quand on croit toucher le fond, un trou encore plus profond apparait.  Quand ce n'est pas la méchanceté des hommes, c'est celle des femmes, puis s'ajoute celle des enfants et là ma sensibilité en prends plein la gueule.  Je ne devrais pas écrire dans des moments comme ça, mais c'est précisément là qu'écrire me fait du bien.  Je ne veux inquiéter personne, je ne suis pas encore au bout du rouleau.  N'appelez pas ma mère comme l'avait fait ma prof de 7ième année après la lecture de ma première poésie.  Elle commençait ainsi: 
Au-dessus du ruisseau
par-delà la montagne
se promène un petit oiseau 
qui vient de la campagne
Pour l'instant, rien de bien méchant, sauf la banalité des vers.  Dans la suite du poème, l'oiseau se fait manger par un oiseau de proie et cette observation d'une des lois de la nature m'avait profondément touchée et,  avec le recul, j'avoue que la fin était inquiétante: 
Je ne veux plus de ce monde
Je ne veux plus de cette vie
La prof avait téléphoné à mes parents qui m'avaient fait venir au salon pour me parler sur un ton très sérieux.  Ils n'ont jamais prononcé le mot suicide, mais ils devaient y penser.  Cependant, c'est la vie faite de cruauté que je rejetais.  Je voulais que la vie soit belle et je n'ai pas changée. Comme je me refuse la facilité du dénie, il me reste à apprendre à affronter la réalité.  Encore une fois.

21 janvier 2012

Sacrés moineaux.

Parmi les moineaux
que je nourrie tous les jours
un gros étourneau
Je ne peux choisir qui va venir se nourrir aux miettes que je dépose sur ma galerie.  La plupart du temps se sont des moineaux, ils sont assez vifs et rapides pour s'approcher de ma porte-patio sans s'effrayer de ma présence derrière.  Mais il y a toujours un étourneau parmi eux, quelquefois plusieurs.  Ils sont plus gros et plus gourmands et quelquefois les moineaux vont attendre un peu plus loin que la cohue créée par les étourneaux se termine avant de revenir manger ce qui reste.  Ce n'est pas grave de nourrir les étourneaux, ils ont besoin de manger eux aussi.  Je me souviens que mon père les détestait et c'est sur eux qu'il nous avait montré à tirer avec la carabine à plomb.  Heureusement, nous étions tous de mauvais tireurs.  Je sais que les étourneaux peuvent faire du dégât dans les cultures au moment des semences, mais je crois aussi qu'ils sont victimes de leur mauvaise réputation.  Cela me fait penser à certaines personnes qui prennent toute la place et qu'on ne peut s'empêcher de détester.  Ces personnes qui rient trop fort, qui parlent trop ou s'arrangent pour avoir ce que vous croyez devoir vous revenir.  Ces personnes qui s'accaparent les réussites, les meilleurs parts du gâteau et les meilleurs chaises.  C'est souvent juste une question de perception, mais certaines personnes ne savent pas partager, que ce soit des miettes ou des mérites.  Bizarrement, se sont souvent les mêmes qui refusent de prendre les blâmes et qui les laissent aux autres.  Je ne veux pas dire que les étourneaux soient comme ça, mais ils me font penser à certain travers humains.  Je suis comme ça, quand je regarde les nuages je vois des formes qui me font penser à des objets ou des gens.  Quand j'observe le comportement des animaux, je pense aux comportements des humains et je les compare.  C'est plus fort que moi.  Au fond, ça ne m'apprend pas grand chose, sauf peut-être à réaliser que tous ont le droit de vivre, les gros comme les petits, les égoïstes comme les généreux.  Mais je crois aussi qu'on n'est pas obligé de se laisser manger la laine sur le dos non plus.  Sacrés moineaux!

18 décembre 2011

L'étoile filante


Un ciel sans nuage
où passe une étoile filante
tant attendue

Noël approche, plus qu'une semaine.  Les décorations sont mises, les cartes de Noël sont envoyées.  Le départ pour Québec est prévu pour le 24.  Nous réveillonnerons chez ma sœur, ma frangine.  Je l'appelle comme ça depuis les années 70.  Ma mère, grande amatrice de mots-croisées nous avait appris ce mot d'argot qui nous avait tout de suite plut.  Chez nous, nous sommes trois sœurs.  Je suis l'aînée, la grande sœur, la plus jeune on l'appelle la petite sœur, alors celle du milieu à revendiqué le nom de frangine.  C'est notre frangine, à moi la grande et à ma petite sœur aussi.  Nous allons nous échanger des cadeaux écolo, du style j'ai ça dans ma maison mais je ne m'en sers plus.  Oups!  Il me faut trouver quoi et l'emballer.  J'ai aussi trois bonnets de laine que j'ai tricotés et auquel j'ai cousue une bande de fourrure provenant du manteau de castor de ma mère qu'elle ne porte plus.  Nous aurons toutes un morceau de ce manteau pour nous tenir au chaud.  Ma fille est arrivée hier avec le sien.  Elle l'a eut d'avance, car c'était mon prototype.  C'est chaud, confortable et ça ne décoiffe pas.  Ça se porte comme un capuchon et on noue le foulard qui le termine autour du cou.  Cette année, personne de malade, on devrait s'amuser.  Le chum de ma mère est assez ralenti mais il a gagné depuis quelques années une humeur plus enjouée et il est adorable.  Alors on fait plus attention à lui et c'est plus agréable pour tout le monde.  On va bien manger, ma sœur et son chum sont des épicuriens qui savent cuisiner.  Ma frangine manque un peu de confiance en elle et elle a bien tord, elle est formidable.  Elle s'entend tellement bien avec mon fils, qu'on dirait que c'est le sien.  Ils ont des atomes crochus.  Moi je m'entends super bien avec mon gendre, il est comme mon fils.  Sa mère est très loin, à Cuba, alors je la remplace un peu. Ma fille ressemble tellement à ma petite sœur que lorsqu'elles sont ensembles je mélange leurs noms respectifs.  Un de mes neveu ressemble beaucoup à mon père décédé il y aura bientôt 28 ans que même sont débit de voix est pareil.  Le plus étrange c'est qu'il ne l'a jamais connu, il n'a que 22 ans.  Un de mes neveux sera surement là avec sa blonde, ça ajoute un nouveau visage et tout ce qui nous manquera c'est un bébé de l'année.  Le plus jeune à 20 ans, il est premier cuisinier au restaurant La Traite au Village Huron.  Il fait 6 pieds, ce n'est plus un bébé depuis longtemps, mais c'est notre bébé à toutes.  C'est étrange, j'en parlais avec une collègue, quand on est mère, on se sent mère de tous les enfants, mais encore plus de ceux qu'on voit grandir et surtout ceux de ces frères et sœurs.  Alors aujourd'hui je souhaite à tous les enfants du monde des oncles et des tantes pour prendre soins d'eux, pour les gâter, les soigner, et surtout pour les regarder grandir avec bienveillance. 

10 décembre 2011

Le renard

Dans la neige nouvelle
trouver des traces de renard
plutôt rare en ville
Ça m'est arrivé quelquefois de voir un renard en ville. Je ne suis pas la seule, une amie de grand talent Jocelyne Bouchard tire de ces expériences de très beaux tableaux. Pour ma part, au cimetière de la Montagne, j'ai déjà vue des traces de renard et la petite bête qui se baladait tranquillement entre les monuments pour se faufiler ensuite sous les basses branches d'un sapin.  Il y avait aussi beaucoup de traces de lièvres.  En plein été, j'ai vue un renard qui arpentait les berges de l'Île Ste-Hélène à la recherche de sa pitance, tout près d'un tout nouveau manège qui tirait des cris d'épouvantes aux malheureux qui s'y risquaient.  Les renards sont toujours en quête de quelque chose, mais ils ont toujours l'air tranquille.  Sans doute sont ils certain de trouver quelque chose qui leur conviendra, la nature y pourvoit tout le temps, pas toujours quand on le voudrait mais les renards savent attendre.  Je m'inspire d'eux en cette saison où je fais tout de sortes de petits boulots afin de subsister.  J'avance en tentant de garder l'allure calme et sereine du renard qui sait qu'il va trouver ce qui lui convient.  Je continue de chercher, j'avance en territoire inconnue, quelquefois hostile, quelquefois favorable et bien souvent neutre, mais j'avance.  Je veux vivre de mes aquarelles, qu'elles soient exposées en galerie, vendues à des amateurs, ou commandées par des directeurs artistiques pour des illustrations m'indiffère pour l'instant.  Je prendrai ce qui se présentera, mais je continue de dessiner et de peindre.  J'écris aussi, dans de nouvelles directions et ce n'est pas toujours bien fait mais j'apprends.  Je le fais surtout dans le but de stimuler ma production d'image.  Je ne suis pas du genre à me décourager mais je ne peux que constater que je m'appauvris.  C'est sans doute inhérent à la vie d'artiste, comme la faim au ventre à la vie de renard.

07 décembre 2011

Deux lièvres

C'est enfin décembre
le mois de la neige blanche
dans les coins secrets

Je travaille un peu partout, pour toute sortes de gens, des artisans, des commerçants et des restaurateurs.  J'aime rencontrer plein de monde et je suis servie au Salon des Métiers d'Arts.  Venez m'y rencontrer, j'y vends des chapeaux fabriqués par Klayrine Cormier.  Je m'y sens bien, comme un lièvre dans un coin secret.

12 juillet 2011

L'été, la saison de l'amour.


Seule la marguerite
sait si l'amour est possible
-ou peut-être pas
Encore un ours, je les adore.  L'association dont je fais partie, Illustration Québec, vient de lancer un projet amusant qui se déroulera lors des journées de la Culture en septembre prochain.  Chaque illustrateur doit dessiner un personnage sur trois panneaux de bois assemblés en tenant compte de l'endroit de jonction entre la tête, la bedaine et les orteils.  Ce personnage divisible en trois sera mélangé par les visiteurs selon leurs grés.  Mon ours, qui sait, se retrouvera avec une tête d'oiseau et des pieds de ballerine.  Sa tête sur un ventre de marin lui même avec des pattes de table à café.  Ce sera une version géante de ces petits livres que tous les enfants adorent où l'on mélange les morceaux des personnages grâce à une reliure en spirale et des dessins sur un carton coupés en trois parties.  Ce que je vous montre ici, c'est mon esquisse en couleur.  Mon ours amoureux.  Mon chum est courageux aujourd'hui car il est allé donner un coup de main à un ami qui refait sa terrasse.  Hier, il est revenu avec un coup de soleil.  Je crois qu'il n'est pas assez poilu, mon nounours préféré.


07 juin 2011

Au Québec, on aime les touristes

Les touristes qui passent
aiment se faire photographier
devant les pièces d'eau

Au Québec, nous avons beaucoup d'eau et je suis certaine qu'un couple vous a déjà demandé  de prendre une photo d'eux avec leur appareil.  C'est si mignon qu'on ne peut refuser.  Dans ces moments on se rend compte que ce qui nous entoure est superbe.  Les touristes nous donnent envie de visiter notre coin de pays, notre ville, notre rue.   Avec l'habitude de côtoyer cet endroit on oublie facilement sa beauté et sa grandeur.  Le quotidien occupant trop nos pensées, nous oublions de nous arrêter pour contempler.  J'avoue que c'est mon péché mignon: la contemplation.  Ça n'a pas besoin de durer des heures, pas nécessaire non plus d'élever ses pensées dans une prière ou dans un élan d'amour tout philosophique, juste d'être là, pleinement consciente de l'endroit et du fait que je suis là, à cet endroit à cet instant me ravie comme si simplement le fait d'exister suffisait à mon bonheur.  Ce sont ces brefs instants de joie qui augmentent ma sensation d'être pleinement vivante, et j'en redemande.  C'est à cause de cela que je roule doucement à vélo, que je marche lentement et que je m'arrête souvent pour regarder ne serait-ce qu'un instant ce qui s'offre à mes yeux, à mes narines aussi.  En ce moment, les iris sont en fleurs et hier je me suis arrêtée, pour prendre un grand bol d'odeur d'iris.  Le bosquet se trouvait à ma droite sur un tout petit terrain devant une de ces petites maisons étranges d'un seul étage qu'on trouve dans l'est de Montréal.  En regardant bien, il y a partout des coins superbes, des grands et des petits.  Ce qu'il y a de plus chouette, c'est qu'on peut en créer simplement en plantant des iris.

02 juin 2011

L'ours à vélo

Bien après la neige
travailler pour faire fondre
la graisse de l'hiver
Ce doit être pour cette raison que nous somme si friand du vélo au Québec.  Il faut absolument faire fondre notre graisse d'ours, celle qu'on accumule durant l'hiver et qu'il ne faut vraiment pas accumuler d'une année à l'autre.  C'est bon d'avoir un peu de gras pour ne pas geler, mais il faut perdre cette graisse avant l'été et ce délai approche.  Je fais bien des blagues, mais il y a du vrai.  Ce n'est pas tant le maillot de bain qui nous effraie que le fait d'accumuler année après année un surplus de gras qui ne fait qu'augmenter.  Bien sur en vieillissant on bouge moins, et malgré que nous soyons actifs, ce n'est pas assez pour compenser les bonnes bouffes que nous nous sommes offerts durant la saison froide.  C'est déjà suffisamment difficile de ne pas sortir dehors aussi souvent que nous le souhaiterions à cause du mauvais temps, nous ne sommes pas pour nous priver en plus des plaisirs de la table.  Comme en toute chose, il ne faut pas exagérer.  Alors, le beau temps revenu, revêtons nos cuissards, s'ils nous font encore, et enfourchons nos vélos pour aller faire un tour le plus souvent possible et ce jusqu'à ce que le mauvais temps nous oblige à nouveau à nous encabaner.  Mon ours préféré l'a bien compris et il m'entraîne souvent dans des randonnées beaucoup plus longues que je ne l'oserais toute seule.  Il à la patience de m'attendre, il a beau peser plus lourd, il est aussi plus fort.  Cette année avec la natation que j'ai fais durant tout l'hiver, je suis beaucoup plus en forme et j'ai moins de graisse d'ours que d'habitude.  Je continue de nager, j'aime vraiment ça finalement, et je suis mon ours dans ses excursions pour trouver des pots de miel que nous dégustons en pique-nique à côté de nos vélos.

05 mai 2011

Fond d'écran


Projet pour enfant
devenu après un mois
nouveau fond d'écran

 C'est ça la création, ça prend des chemins inconnus.  Personne ne peut prédire exactement le destin d'une idée.  Je voulais dessiner des lapins, j'ai trouvé sur Google des images de lapins qui m'ont inspirée.  J'ai trouvé aussi des images d'objets en forme de lapin dont un petit coussin pour bébé.  J'adore les coussins et j'aime bien les lapins, je me suis dit que je pourrais en faire avec le madras qui me reste dans le fond d'une boîte.  J'ai reproduit la forme que je trouvais intéressante et je l'ai colorée à l'aquarelle pour voir ce que ça donnerait.  J'aime bien.  Il me reste à sortir ma machine à coudre et à en fabriquer un. Comme j'ai envie d'attendre d'avoir des petits enfants, j'ai utilisé mon dessin comme fond d'écran.  Je vous invite à en faire autant si ça vous chante et si ça vous tente d'en fabriquer un pour vrai, allez-y, mais montrez le moi, j'aimerais bien voir ça.  Je l'imagine aussi en polar ou en vrai fourrure, du lapin par exemple.  Ce serait un juste retour des choses.

16 juillet 2010

Trois manchots


Au Zoo de Québec
des manchots prennent le frais
sur leur fausse banquise
C'était il y longtemps, un temps où Québec aimait les animaux et permettait aux parents d'amener leurs enfants au Jardin Zoologique pour voir de vrais Nanouk et de vrais Petits Pieds. J'y étais pour un symposium d'art animalier. Je ne suis pas peintre animalière, je ne fais pas dans l'hyperréalisme, trop paresseuse pour dessiner chaque poil, colorer chaque plume. J'étais tout heureuse de trouver des modèles un peu poseur et facile à dessiner. Ils étaient sept et avaient les mêmes noms que les sept nains car ils avaient, paraît-il selon leur soigneur, les même caractères. J'avais identifié Grincheux, Timide, Joyeux et Dormeur, pour les autre je n'ai jamais été certaine. Figurent sur ce dessin, en premier plan Joyeux, Timide est derrière lui et Grincheux est au fond un peu à l'écart. Aujourd'hui je pense à eux et me demande ce qu'ils sont devenus. Ils ont sûrement été déplacés dans un autre zoo, ou alors ils sont à Madagascar, qui sait! A cause de la chaleur qu'il fait sur Montréal je me dis qu'il serait bon de se poser les fesses sur une banquise, je suis de ceux qui souffrent de la chaleur. Je ne me plaints jamais du froid, mais la chaleur humide et le manque d'air me rendent grincheuse. Heureusement que mon chum est doux et placide, il accepte en souriant mes grincements de dents. Nous allons passer la fin de semaine à Joliette chez sa soeur. Elle a une grande piscine creusée et deux grands enfants adorables. Il y a aussi un chien gentil et plein de poil, je ne sais pas encore si je serais assez vaillante pour le dessiner. Je sais pourtant que cela leurs feraient plaisir. Certaines personnes considèrent que c'est un privilège de savoir dessiner. J'ai une amie qui accepte de m'apprendre à parler espagnol en échange de cours de dessin. J'aime enseigner le dessin, car c'est valorisant de voir progresser ses élèves. Comme tout le monde peut apprendre et qu'il suffit d'un petit coup de pouce pour avancer c'est stimulant de voir apparaître la joie dans le visage de quelqu'un qui est content de ses résultats. C'est différent pour l'aquarelle, il faut être déterminé pour apprendre car la progression se fait en palier et des périodes de stagnations peuvent être décourageantes. Si on possède une bonne base en dessin on peut progresser plus rapidement dans le travail de la couleur. J'ai trouvé de petits cahiers de croquis intéressant au dollarama pour ma copine, un crayon de plomb et une efface (ça c'est juste pour la rassurer) et nous voilà prêtes. Le premier cours est sur la joie de dessiner. Si ça vous tente de nous suivre dans l'avanture voici votre devoir, comme le sien: dessiner votre succès d'enfant en dessin. Ce fameux dessin qui vous avait value des félicitations et qui vous avait rendue si fière. Je suis certaine que vous vous en souvenez. Il y en a toujours eut au moins un.

09 mars 2010

Ça sent la moufette


Regarder autour
fermer la porte du jardin
ça sent la moufette
Je viens de terminer un mini livre sur les moufettes intitulé : Ça sent la moufette. Parfois il ne faut pas chercher trop loin quand le titre colle si bien au sujet. Je suis à recenser tout mes haïkus pour un projet d'anthologie Canadienne et je me suis rendue compte que j'en avais plusieurs sur les moufettes. Je l'ai fait surtout pour une amie qui se reconnaîtra car elle aime bien ces petites bêtes qui sont comme de gros chats. C'est pour lui remonter le moral car elle vit une déception amoureuse. Mais le plus étrange c'est que cela m'a fait du bien à moi au départ. J'ai dessiné des moufettes durant une semaine, choisi mes plus beaux résultats, aligné mes haïkus puis dessiné des paysages pour mettre en scène les textes et faire des liens entre eux. Cela m'a pris une dizaine de jours et durant ce temps je ne pensais pas aux petites misères de ma vie. S'occuper, créer, c'est une excellente façon de tromper l'ennui et le chagrin. Je vais bientôt commencer un autre mini livre sur les insectes. Juste l'idée de dessiner des bibittes me plaît déjà beaucoup. J'espère que j'aurai assez de haïkus sur ce sujet.
Dimanche dernier j'ai rencontré Angéla Leuck qui écrit également des haïkus mais en anglais. Vous verrez sur son site qu'elle fait également d'excellentes photos. Afin d'avoir une conversation plus fluide, je parlais en français et elle en anglais, ça devait avoir l'air très bizarre mais c'était plus facile de dire les choses pour chacune de nous. Nous nous sommes trouvés des points communs, elle aura très bientôt le même âge que moi et nos vécus quoi que différents nous ont rapprochés. Elle est dynamique et sympathique et j'espère que nous nous reverrons souvent. J'adore son rire et ses yeux bleus un peu triste. Elle a des tas de projets et je suis prête à embarquer, nous verrons bien où cela nous mènera. Pour l'instant j'ai l'impression d'avoir une nouvelle amie. Je l'apprécie déjà beaucoup.
Serrer dans ses bras
un animal redoutable
moufette de peluche

23 février 2010

L'année du tigre


C'est l'année du tigre
pas question de ronronner
soyez sur vos gardes
L'année du tigre est commencée et cette année est faite pour foncer, pour changer, pour saisir des occasions, en créer même. Je suis bien décidée à changer certaines choses. J'ai besoin d'un travail plus stimulant, plus intéressant, plus valorisant. Ça suffit la petite estime de soi, je vais soigner ce bobo que je traîne depuis trop longtemps. Je vais suivre l'exemple de ma fille, une tigresse qui aura donc 24 ans cette année, et foncer là où j'ai envie d'aller, maintenant. Ce soir j'ai fait un premier pas hors de l'ombre rassurante, je viens de m'inscrire à un cours d'autocad, un cours de dessin technique assisté par ordinateur au Cegep Ahuntsic. Cela me prendra trois mois pour suivre ce cours et ensuite avoir plus d'assurance pour me chercher un meilleur emploi. J'ai une base en dessin technique car j'ai fait une année à l'École d'architecture de l'Université Laval. J'aimerais retourner à mes premières amours et trouver un emploi bien rémunérer chez un groupe d'architectes sympathiques et cultivés qui travaillent en français. Encore mieux des architectes navales, j'adorerais dessiner des bateaux. J'ai bien donné mon nom chez AML mais je n'ai pas eut de réponse, je vais les relancer. Je suis bien décidée à changer d'air et si cela n'est pas sur un bateau se sera dans un autre milieu que le textile. Cela me prendra peut-être toute l'année pour y arriver mais je suis persévérante et je ressemble plus à la tortue habituellement, mais là, j'ai décidé de mettre du tigre dans mon moteur et d'avancer plus vite. Je vous souhaite aussi un grand changement positif dans votre vie. C'est bon parfois de se faire peur et de bouleverser notre ordinaire. La vie peut être extraordinaire aussi.

14 décembre 2009

Laissez-vous transporter


Des gens généreux
et des enfants par miliers
qui poursuivent l'étoile
J'avais préparé cet illustration pour un concours ayant pour thème: Laissez-vous transporter. J'aime les transports en commun et j'adore marcher et me déplacer à vélo. Prendre l'avion c'est exitant, prendre le train vraiment relaxant mais mon préféré c'est de prendre le bateau. N'importe lequel, un traversier fait l'affaire. Je suis heureuse comme une baleine lorsque je suis sur un bateau. Je respine mieux, je vois plus loin et autrement. C'est comme un voyage loin de mon quotidien, je peux prendre du recul et savoir dès que je remet le pied sur le sol ce qu'il me reste à faire. C'est automatique, cinq minutes sur l'eau a sur moi le même effet qu'une heure de méditation zen. Je devrais vivre à Venise.
Parlant de Venise, je répond à un autre tag. Celui-ci consiste à faire 7 énoncés dont un est un mensonge. Voici:
1. Je collectionne les tortues.
2. Je déteste les poivrons verts.
3. J'ai été ordonnée moine zen.
4. Je n'ai jamais eut de permis de conduire.
5. Je suis philanthrope.
6. J'adore l'eau.
7. Ma couleur préférée est le rouge.
Ceux qui me connaissent bien trouverons tout de suite. J'ai été simple pour que personne n'y passe le réveillon. Vous saurez la vérité la semaine prochaine.
Je voulais écrire sur le fait que nous ne changeons pas vraiment. Mais c'est aussi vrai pour les autres. Inutile d'espérer que des relations vont s'améliorer avec le temps. Ce n'est jamais vrais, et nous sommes la seule personne qui peu changer quelque chose. Pas nous-même bien sure mais notre façon de voir. J'ai lu dans le métro une citation de Spinoza: Ne pas critiquer, se moquer ou mépriser mais comprendre. Si on applique cette phrase au gens qui nous entoure on devient plus zen subitement. En comprenant la motivation d'un tueur, la rage et la colère se dissipent, mais cela ne veut pas dire qu'on adhère à ces idées et ces gestes, mais on comprends et on peu se tourner vers les vrais problèmes à résoudre lorsque la colère est partie. Je suis rarement en colère mais j'ai beaucoup de mal avec la colère des autres. Personne n'est vraiment rationnel en colère. Alors pour la compréhension faudra revenir plus tard. Mais cette citation me sert lors de conflits avec mes collègues de travail.
Je viens d'envoyer mes voeux de Noël à ma famille et mes amis. Pour être certaine que je n'oublie personne je vous les transmet aussi. Je vous souhaites à tous la joie, la santé et l'amour.
La joie de vous sentir vivant, la santé pour apprécier chaque journée et l'amour pour avoir envie de continuer ce que vous avez entrepris ou pour vous inciter à en commencer de nouvelles.

Vous occupez tous une partie douce à mon coeur.

Joyeuses fêtes à tous

23 mars 2009

Froid polaire


Froid polaire
quoi de mieux qu'un gros câlin
pour se réchauffer
C'était à prévoir, le froid est de retour. Je portais hier mon manteau de printemps vert pour assister à la parade de la St-Patrick et aujourd'hui j'ai ressortie mon manteau noir et mes combines. Ce n'est pas avec -10C au thermomètre que je vais pouvoir porter ma casquette de velours bleu. Elle attend sur un crochet dans le passage. De retour de la parade, après une bonne Guiness avec des amis, je me suis collée contre mon chum car déjà le temps se refroidissait vers la fin de la journée. J'appelle mon chum mon ours, et ma frangine appelle le sien son ours polaire. C'est pour elle que j'ai fait cette aquarelle. Elle est accrochée dans sa cuisine près de la dépense juste à côté de la fenêtre qui donne sur un fameux banc de neige l'hiver et sur une ruelle aux grands peupliers baumiers l'été.
Ma mère n'a plus de cheveux, ils sont tous tombés la semaine dernière. Elle a une perruque toute neuve que son chum appelle la grise. Je trouve ça bien qu'ils puissent en rire et je le remercie de prendre soin d'elle. Je doit dire que ma mère est forte et que je l'admire car elle prends ce qui lui arrive avec sagesse. Elle voit maintenant le visage qu'elle avait avant de naître. C'est une blague zen à propos d'un fameux koan, ces questions sans vrais réponses que les maîtres posent à leurs disciples pour les aider à s'éveiller. Ma mère est un être éveillée et doux. J'espère lui ressembler un peu, un jour.
Je t'embrasse maman car je sais que tu lis mon blog.

28 janvier 2009

Nouvel an chinois

Dans un froid de canard
travailler comme un buffle
-Nouvel An chinois
Les valeurs dominantes des buffles sont je crois le travail et la famille. Nous allons donc tous avoir à travailler dur et prendre soin de nos proches. C'est une bonne bête et si on ne l'agace pas trop elle ne nous fera rien. Je suis née sous le signe du cochon. C'était l'année d'avant, une année d'abondance et de fêtes. Celle qui vient de se terminer était celle du rat, une année de ruse et d'économie. L'économie était en page une des médias. La ruse qui est l'intelligence des animaux s'est montrée au grand jour aux USA. Enfin, ils ont élus quelqu'un de bien, mais sera-t-il bien entouré? Il y a sûrement du vrai et du faux dans cette façon de voir l'année à venir. C'est sur qu'avec la récession le travail va être au coeur de nos priorités. La famille vient aussitôt dans la mire car c'est en générale pour elle que l'on travaille si fort. Si les deux sont une bénédiction, avoir un travail et avoir une famille, ils peuvent être aussi source de conflits. Dans ma famille on s'entend bien, personne n'est en chicane avec personne. Mes enfants s'engueulent souvent mais continue de se parler même si quelquefois il faut laisser des espaces. A mon travail, comme c'est le cas pour beaucoup, je ne me sens pas apprécié à ma juste valeur. J'aime ce que je fais, mais l'ambiance laisse à désirer. On y parle que l'anglais, les vendeurs ont des voitures neuves, les petits employés ont vu leurs semaines réduites à quatre jours et leurs salaires aussi. La récession n'a pas la même signification pour tous le monde. Après avoir tué le cochon et fait la fête, après avoir mis les restes dans des petits plats en plastiques il nous faut maintenant retourner au boulot. Je vous souhaite une bonne année du buffle.