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02 mars 2016

Retour

Okuni


La table à dessin 
encombrée jusqu'aux oreilles
-retour au travail


Paradoxalement, je n'ai jamais autant travaillé que depuis que je suis au chômage.  Bien entendu, je ne suis pas rémunérée.  Nous vivons dans un univers de bénévolat.  L'humanitaire, la santé et bien sur, la culture, ne pourraient pas fonctionner sans cela.  C'est une aberration, mais c'est la réalité. 

Ma professeure de danse japonaise, Kayo Yasuhara, va présenter une pièce de danse et de théâtre inspirée de la vie de Okuni, la fondatrice du Kabuki.  Je lui donne un coup de main.  Je m'étais proposé pour illustrer un kamishibai racontant un des mythes fondateurs du Japon: l'histoire d'Amaterasu, déesse du soleil qui donna sa lumière au Japon grâce aux ruses d'une danseuse.  Ce kamishibai servira de préambule à la pièce.  Un kamishibai est une ancienne forme de théâtre ambulant ou des conteurs se servaient d'illustrations présentées dans une petite boîte.  Puis après l'avoir aidé à trouver une salle, j'ai réalisé son affiche, sa page événement sur facebook, j'ai assisté à plusieurs de ses rencontres de production, j'ai rédigé son communiqué de presse et l'ai envoyé aux médias qui s'intéressent à la danse.  Aujourd'hui, je lui fabrique des objets qui compléteront un de ses costumes dont une partie à été ajustée de mes mains.  En fait, j'adore ça.  J'aimerais en faire mon travail, rémunéré cette fois.  J'apprends, je prends de l'expérience et en fait, j'ai beaucoup à donner car je suis polyvalente.

J'ai commencé cette semaine une formation chez Transart.  Je vais apprendre à faire de la sérigraphie.  Une corde de plus à mon arc.  Je ne sais pas encore où cela va me mener, mais j'ai hâte de commencer.  C'est demain mon premier cours et c'est pourquoi je suis de retour sur ce blogue, pour passer le temps, pour patienter.  J'ai entrepris ce blogue comme un loisir et j'ai le désir aujourd'hui de le continuer.  C'est un retour au plaisir de diffuser ce que je fais.

J'ai vécu ces dernières années des moments difficiles, mais je suis maintenant au mieux de ma forme.  Je remercie ceux et celles qui m'ont aidée en m'accompagnant dans ces temps peu cléments.  Ils, elles, se reconnaîtront.  Je les embrasse et les chéris.  J'espère pouvoir tenir à nouveau de blogue afin de poursuivre cette démarche en communication, qui devient de moi en moi un loisir après tout.  



18 octobre 2013

Bouquet final

Chaude nuit d'été
la foule le nez en l'air pour
le bouquet final

L'été est bel et bien terminé,  l'automne nous a fait une blague en l'imitant durant quelques temps.  Malgré cela, nous savons tous que les bonnes choses ont une fin. 

J'annonce ici la fin de ce blogue.  Je l'avais commencé pour combler le vide laissé par le départ de ma fille, ma petite dernière.  Je le ferme aujourd'hui parce que je veux me consacrer à autre chose.   Je vais laisser le blogue pour d'autres formes de création.  Je vais continuer d'écrire, mais j'utiliserai d'autres médiums.   J'ai un roman de prêt, reste à savoir si moi je suis prête à le voir publié.  

Je m'intéresse à la peinture sur soie et je dois réorganiser mon atelier.  L'ordinateur et sa grande tablette graphique sera remplacé par un portable.  La table ainsi dégagée recevra teintures et guta, soies et cadres.  Je suis heureuse de ressortir mes pinceaux, de pourvoir produire quelque chose d'utile: des foulards de soie.   Mon travail d'aquarelliste me servira et mon expérience de designer textile aussi.  Cela correspond autant à mes intérêt qu'à mes capacités.  Ça prendra le temps qu'il faudra, je sais que je vais réussir.  Je vais commencer par de petits essais qui finiront dans des boîtes cadeaux juste à temps pour Noël. 

Je dois tout de même me trouver un petit boulot pour payer cette soif de création, la soie n'est pas donnée.  Je commence lundi prochain un programme de recherche d'emploi intensif.  Ma vie va changer.   

 Je dis donc adieu à ce blogue et merci à tous ceux qui m'ont suivie.  Je ne sais pas ce que demain sera fait mais je suis certaine que pour moi il sera créatif.

31 mai 2013

S'affirmer

Le thé est trop chaud
le biscuit trempé dans la tasse
coule direct au fond

Je viens de retrouver un texte que j'ai écrit il y a bien des années lors d'un exercice d'écriture.  Le jeu consistait à écrire un texte qui contient chaque lettre de l'alphabet de A à Z pour elle même.  On pouvait utiliser aussi bien le son que le sens, et même le double sens.  Voici le résultat et n'oubliez pas que ce n'était qu'un jeu, bien que je trouve qu'il me révèle assez bien, enfin, en partie.

Je m’affirme de A à Z

Ah! Comme j’aimerais être excellente comme un A et bonne comme un B, n’être jamais montrée du doigt par un C elle accusateur, ou jetée comme un D pour le seul plaisir de me voir rouler.  Malgré tout je refuse l’état du E muet ou celui du second F qui s’efface devant son semblable.  Pire encore d’être soumise au G possessif.  Je préfère devenir coupante comme H et montrer mon poing comme un I majuscule, quitte à ce que l’on m’apostrophe comme un J.  Je sais que cela peut devenir problématique comme K, à refuser d’être juste L et à désirer aimer comme M les oiseaux sans N ni  mépris.  Quitte encore à étonner comme un O parce que je fais du bruit comme un P, je rejette tout ce qui est faux Q et méprisant comme un petit R.  Je préfère être souple comme un S et réconfortante comme un T bien chaud afin de continuer à créer ma vie comme on dessine un U avec tous ce que cela demande d’effort pour recommencer du début.  Aucun besoin de se le V tôt pour être deux fois victorieuse comme le W, et tant pis si je suis classée X comme le sont souvent les Y.  Je préfère avancer dans la joie même si je dois arriver dernière comme le Z.  Il n’est jamais trop tard pour s’affirmer vous ne croyez pas?

Quand à l'image du début, c'est une grande aquarelle découpée qui fait partie d'un lot d'une quinzaine que j'ai fait il y a trois ans pour accrocher sur ma corde à linge lors de la journée des voisins.  Chaque portrait est fait deux fois afin d'être visible des deux côtés, recto-verso donc.  Trois jours de travail pour une visibilité très faible et un seul : C'est superbe votre corde à linge.  Merci à cette personne, quelle qu'elle soit.

03 mars 2013

Nuit Blanche


Montréal, Nuit Blanche
découvrir gratuitement
des arts éclatants

La nuit dernière, avec mon chum, j'ai déambulé dans le centre-ville de 20h à 23h45.  Nous avons commencé par l'exposition de l'Astral, que je recommande pour sa salle sur le jazz où on peut écouter des grands artistes dans de grands moments.  Il y a aussi une exposition des aquarelles de Tony Bennett.  Pas mauvais comme artiste, un style très classique et simple.  Ces portraits de musiciens sont bien au-dessus de ses paysages.  Ils ont plus d'énergie, on entend presque éclater la musique.

Nous nous sommes dirigé ensuite vers les lumières de la Place des Spectacles où il y avait foule.  Nous avons traversé la place sur la musique de David Usher dont l'image était retransmise sur le mur des célébrités.  La finale était spectaculaire, un feu d'artifice dans la douce nuit de petite neige.  Chaque flocon adoptant sa couleur préférée ajoutait au charme de la soirée.  

Un petit tour de métro pour éviter la foule et un petit quart d'heure de patience pour rentrer à la Cinémathèque pour assister à la Nuit du rock, une projection de différents spectacles marquants de l'histoire de la musique rock.  Nous avons écouter les Beatles et Queen. 

Il a fallut quitter pour assister à une performance de danse à l'extérieur devant la Grande Bibliothèque.  Une amie, Violaine Morinville, y présentait sa troupe à 21h45 et je ne voulais pas manquer ça.  Les danseurs étaient allumés et brillant, en fait c'était féérique de les voir danser en manteau sous la neige.  Une brillante idée mais un peu pénible pour les danseur, entravé par leurs vêtements et devant s'adapter aux différents lieux de présentations.

En quittant nous nous sommes arrêter pour contempler les projections sur le mur de la Grande Biblithèque mais comme nous étions trop près, pour ne pas risquer un torticoli nous ne nous sommes pas attarder.  En tournant dans la ruelle nous avons bien ri devant les projections ludiques T'es pas game, les machines à destin.  Une création bruyante, défoulante et amusante qui répandait le rire jusqu'au bout de la rue.
Un petit arrêt chez Manga-thé, un café, ou plutôt un endroit pour prendre le thé en jouant ou en lisant des mangas.  Un spectacle de Kamichibai y était présenté par le Théâtre du Cerisier.  Des illustrations dans une boîte avec un texte lu par une comédienne voilà la simple mise en place proposé par ce théâtre et qui nous donne accès à des contes dans un autre format plus visuel.  Intéressant, surtout que je travaille sur un de leur conte, La fée aux roses.

Notre but était de nous rendre au Randolph, pub ludique.  Nous avons joué a un jeu de coopération dans une ambiance sympathique.  Nous nous sommes promis de revenir avec des amis.  Des tables sont à la disposition des buveurs et des animateurs viennent nous proposer des jeux selon nos goûts.  Vraiment ludique, c'est à découvrir.

Je ne suis pas folle de la foule.  Nous commencions à avoir faim, alors nous nous sommes arrêter chez Frite alors! pour goûter à leur poutine cochonne, lardons et oignons grillés.  Un vrai délice avec une bonne Boréal rousse.  Ah! la première gorgée de bière, je laisse Philippe Delerm vous la décrire.  Moi, j'étais juste assez présente pour l'apprécier, pas pour la décrire.  

Cette petite pause nous ayant ravigorés, nous avons repris la route pour regarder la projection des images sur le clocher de l'Uqam diffusée depuis la Place Pasteur.  C'est un évènement que je ne rate jamais. 

Un petit tour dans le pavillon Judith-Jasmin pour y voir les expositions proposées.  Une seule à retenue notre attention, celle des étudiants en scénographie.  On pouvait y voir des maquettes de décor de théâtre et des dessins de costumes, mais surtout les étudiants étaient là pour nous expliquer leur méthode de travail.  C'était vraiment sympathique.

Finalement, la fatigue et la raison ont eut le dessus et nous sommes rentrés, contents de notre soirée.
Je n'ai jamais raté une nuit blanche et même si je n'ai pas réussi à voir tout ce que je voulais j'ai grandement apprécié ma soirée.  J'évite maintenant les grands rassemblements.  Je me fais un circuit avec ce que j'aime et ce qui intéresse mon chum et on essai de s'y tenir.  C'est certain que je n'aurais pas manqué ça.

La Nuit Blanche de Montréal c'est un feu d'artifice d'activités qui ne demande que l'effort de sortir de chez soi.

07 février 2013

Les vieux bougons

Cigare à la bouche
un petit vieux en marchette
affronte l'hiver

Je fais du recyclage.  Cette image et cet haïku ont été créés dans le Sketchbook Project 2013.  Mais comme le froid persiste, je me permet cette paresse de ne pas créer quelque chose de nouveau.  Si vous voulez voir les autres pages de ce sketchbook vous n'avez qu'à cliquer sur le mot surligné ci-haut.  J'aime bien ce projet qui me permet d'avoir des oeuvres conservés dans un musée à Brooklyn et de faire circuler mon travail sur un circuit américain.  C'est très démocratique puisque tous le monde peut participer et qu'il n'en coûte que 20$ US.  Il ne reste ensuite qu'à se trouver un sujet et à persévérer.
Ce petit vieux je le vois souvent.  Il fait partie de ceux qui vivent au Tim Horton.  Du moins, ils y passent leurs journées.  Je le trouve un peu fou celui-la, de marcher dans le froid et la neige avec sa marchette tout en fumant son cigare.  Sa santé semble le moindre de ses soucis.  Mais j'ai toujours admiré les fous.  Je crois que la folie c'est en fait du courage, le courage de vivre comme on l'entend.  
Nous sommes tous des créateurs, car nous avons tous la possibilités de créer notre vie.  Je sais, il y en a qui on de meilleurs outils, de meilleurs conditions que d'autres, mais dès qu'on a un choix possible, on est créateur.  Nous avons tous le choix de rester chez-nous et pleurer ou de sortir affronter l'adversité.  Bon, je sais pour l'avoir vécu, des fois on ne peut pas bouger, on ne peut qu'attendre que ça passe.  Mais dans ces cas la on a le choix d'attendre patiemment sans bougonner ou de déranger tous le monde autour parce qu'on file tout croche.  
J'ai souvent vue de ces gens bougons, se sont les plus marrants.  Les trésors d'invention qu'ils font pour étriver leur entourage sont incroyables.  Le plus dur, c'est de ne pas se laisser prendre à leurs jeux.  C'est leur choix, ne l'oublions pas, pas le nôtre. Gardons le sourire, c'est leur création qu'il nous offre et c'est souvent leur dernière.

01 février 2013

Le bruit

Bruits dans la ruelle
ce matin aucun oiseau
pour mes miettes de pain

Le mois de février est, entre autre, le mois du haïku.  Une amie de Vancouver nous propose d'écrire chaque jour un haïku et de le diffuser sur la page NaHaWriMo en français sur facebook.  J'y ai participé il y a deux ans et cette année je récidive.  Ce n'est pas aussi facile qu'il y parait.  Il faut y penser tous les jours et même si pour nous aider des thèmes nous sont proposés pour le lendemain, cela prend du temps.

Aujourd'hui j'ai proposé le haïku ci-haut, mais sans l'image, ça c'est juste pour vous, lecteurs de mon blogue.  Ce qui m'amène à vous parler du bruit.  Vivre en ville c'est vivre dans le bruit.  Les voitures, les camions, les avions, les travaux (ça c'est en continue à Montréal), les voisins et leurs chiens.  J'aime la tranquillité, il n'y a rien de mieux pour stimuler la créativité.  Trois projets m'attendent sur ma table à dessin, une table est posée sur un vieux drap juste derrière moi et elle sera bientôt peinte d'un mandala pour ensuite recevoir une épaisse couche de vernis.  Trouvée dans une poubelle elle deviendra ma table de salon préférée.  

Le bruit fait peur aux oiseaux et aux artistes.  Voilà, c'est dit.  En tout cas, à ceux qui sont comme moi.  Je sais que certains créateurs aiment le bruit et travaillent sur de la musique rock très, très forte.  Je préfère le son de la sécheuse qui a le mérite d'être calme et ennuyant mais surtout de couvrir les bruits de construction des voisins et des jappements de leurs chiens. J'ai aussi quelques disques préférés pour travailler comme Music for Zen Meditation, vous voyez le genre.

C'est fragile la créativité, la prochaine fois je vous parlerai de la lumière...

02 octobre 2012

Saum-mom

Un tablier blanc 
me transforme chaque matin
en poissonnière
Je travail depuis quelques mois pour Saum-mom, un producteur de saumon fumé, gravlax et autres produits de saumon.  C'est une petite entreprise gérée par un chef qui connait son affaire et qui travail fort, comme ses employés.  Je travail deux jours à la boutique rue Papineau et deux jours à la shop, le fumoir proprement dit.  Le travail à la boutique est varié et j'aime bien rencontrer et servir les clients.  Nos produits sont excellents et je suis toujours fière de les présenter.  À la shop, c'est plus difficile pour moi, le travail est plus répétitif, je m'occupe moi du sous vide et de trancher des 150 grammes de saumon fumé, toujours debout sur du ciment, pas de fenêtre, pas d'air. Malgré tout l'ambiance est bonne et la journée se termine assez vite.  Je rentre chez moi, à quelques rues de là, complètement vidée.  
Heureusement, il me reste les autres jours de la semaine pour travailler sur mes projets personnels.  Une bande dessinée est en formation, une entreprise avec une amie est en gestation, un roman est en correction, et des illustrations qui se faufilent ici et là.  Je suis donc bien occupée et j'aime ça comme ça.  Je vie dans la plus stricte simplicité volontaire depuis deux ans.  J'ai laissé un travail payant mais ennuyeux qui commençait à me détruire et l'épaule et le morale pour pouvoir me consacrer à mes propres créations.  J'espérais en vivre rapidement, mais j'y travail toujours.  Cet emploi de poissonnière me tient la tête hors de l'eau, mais me convient très bien.  Tout irait pour le mieux si mon chum ne venait pas de perdre son emploi.  Il fait des travaux de peinture à droite et à gauche en attendant de trouver mieux.  
Qui a dit que ce n'est pas drôle la vie d'artiste? et bien celui-la avait bien raison.  Ce n'est pas toujours drôle, mais c'est un choix et je ne le regrette pas.  Je ne sais pas si j'ai du talent, mais je sais que je suis persévérante et je parviendrais bien un jour à mes fins.  En attendant j'ai un travail fatigant physiquement mais qui ne me prend pas la tête, pour ce qui m'en reste.

26 novembre 2010

Ma chère Colette


Soirée d'insomnie
mots croisées, sudoku
et relire Colette

C'est une période de créativité débordante pour moi en ce moment.  J'ai le temps voilà tout.  Je me cherche du travail comme illustratrice pigiste et j'ai grandement besoin de refaire mon portfolio.  Les designers adorent le noir et blanc, cela ne coûte rien à imprimer et la qualité est toujours parfaite.  Les tons de gris demandent de l'attention lors de l'impression et la couleur est onéreuse.  J'aime travailler au pinceau chinois dans le style japonais.  J'ai commencé en 1998 grâce à un cours de peinture chinoise au Jardin Botanique de Montréal avec Zhang Lian Qui.  J'aime ajouter des tons de gris, c'est plus riche mais le dessin au noir pur est un véritable défi car il doit être sans défaut sinon celui-ci se voit comme  un bouton sur le bout du nez.  Voici donc ma version d'un portrait de Colette.  Une version contemporaine, telle que je l'imagine avec mes yeux de 2010, elle qui vécue un siècle plus tôt.  Elle serait drôlement rock and roll aujourd'hui, punk peut-être, underground à coup sur.  Sa vie faisait jaser dans les salons, aujourd'hui elle ferait parler d'elle sur le web et toute la blogosphère.  C'est le seul auteur dont j'ai l'oeuvre complète.  Il faut dire que je préfère les contemporains et leur oeuvre ne peut être complète avant leur mort, que je ne suis pas pressée de voir venir.  J'ai aussi le temps de lire les blogs des autre et voici un défi d'une autre blogueuse.  Un défi que je relève du blog de Des herbes, des fleurs: http://ervasfloresedescobertas.blogspot.com/
 
" Citez quinze auteurs, incluant les poètes, qui vous ont influencés et que vous garderez toujours dans votre cœur. Listez en moins de quinze minutes les 15 premiers qui vous viennent à la mémoire."


1. Hergé, avec Tintin et Milou il m'a ouvert grandes les portes de la lecture.
 
2. Félix Leclerc, à été mon grand amour et même les dictés tirées de son Adagio étaient agréables.

3. Colette, ma grande, ma chère Colette.  Elle est comme ma grande soeur.  Chaque fois que je mets la table j'ai envie de mettre un couvert pour elle tant j'aimerais qu'elle soit là.
 
4. Beaudelaire, avec qui j'ai passé la fin de mon adolescence et qui m'a permis de me sentir moins isolée dans ma sensualité.
 
5. Isaac Azimov, qui m'a ouvert un monde entre l'imagination et les sciences quand j'étudiais en sciences pures.
 
6. Michel Tremblay, ses romans surtout, où les femmes sont fortes même pauvres et rejetées.
 
7. Émile Nelligan, la beauté de ses poèmes et la tristesse de sa vie m'inspire toujours à écrire avant qu'il ne soit trop tard.
 
8. Hugo Pratt qui m'a fait rêver de voyages et d'aventures avec son personnage de Corto Maltes.
 
9. Trévor Ferguson, un auteur anglo de Montréal qui m'a permis de voir que le talent est souvent au coin de la rue.  Il habitait Parc Extension juste à côté de chez moi.
 
10. Gabrielle Roy, émouvante et réaliste, elle nous raconte l'histoire à sa façon.  Une grande écrivaine qui m'habite quand je vais dans St-Henri.
 
11. Kim Dong-Hwa, un coréen qui fait de la bd dans un style très bouddhiste, ces images sont stylisées et parfois époustouflantes, ses textes sont simples et accessibles.
   
12. Daniel Pennac pour son rythme, son sens du ridicule et le souffle qu'il a apporté au polar.
 
13. Gilles Vignault, quel poète, il faut lire ses textes, il écrit mieux qu'il ne chante.
 
14. Hélène Leclerc, auteure de haïku et amie, son écriture m'émerveille.

15. Nicolas Dickner, auteur qui me ravie. Je vous le recommande.


 
 
 

09 mars 2010

Ça sent la moufette


Regarder autour
fermer la porte du jardin
ça sent la moufette
Je viens de terminer un mini livre sur les moufettes intitulé : Ça sent la moufette. Parfois il ne faut pas chercher trop loin quand le titre colle si bien au sujet. Je suis à recenser tout mes haïkus pour un projet d'anthologie Canadienne et je me suis rendue compte que j'en avais plusieurs sur les moufettes. Je l'ai fait surtout pour une amie qui se reconnaîtra car elle aime bien ces petites bêtes qui sont comme de gros chats. C'est pour lui remonter le moral car elle vit une déception amoureuse. Mais le plus étrange c'est que cela m'a fait du bien à moi au départ. J'ai dessiné des moufettes durant une semaine, choisi mes plus beaux résultats, aligné mes haïkus puis dessiné des paysages pour mettre en scène les textes et faire des liens entre eux. Cela m'a pris une dizaine de jours et durant ce temps je ne pensais pas aux petites misères de ma vie. S'occuper, créer, c'est une excellente façon de tromper l'ennui et le chagrin. Je vais bientôt commencer un autre mini livre sur les insectes. Juste l'idée de dessiner des bibittes me plaît déjà beaucoup. J'espère que j'aurai assez de haïkus sur ce sujet.
Dimanche dernier j'ai rencontré Angéla Leuck qui écrit également des haïkus mais en anglais. Vous verrez sur son site qu'elle fait également d'excellentes photos. Afin d'avoir une conversation plus fluide, je parlais en français et elle en anglais, ça devait avoir l'air très bizarre mais c'était plus facile de dire les choses pour chacune de nous. Nous nous sommes trouvés des points communs, elle aura très bientôt le même âge que moi et nos vécus quoi que différents nous ont rapprochés. Elle est dynamique et sympathique et j'espère que nous nous reverrons souvent. J'adore son rire et ses yeux bleus un peu triste. Elle a des tas de projets et je suis prête à embarquer, nous verrons bien où cela nous mènera. Pour l'instant j'ai l'impression d'avoir une nouvelle amie. Je l'apprécie déjà beaucoup.
Serrer dans ses bras
un animal redoutable
moufette de peluche