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15 mars 2013

Dessiner une vague
inspirée par Hokusai
en bleu outremer
Je travail depuis quelques semaines sur un projet pour le Théâtre du Cerisier sur un projet d'illustration pour un kamishibai.  Je m'amuse comme une enfant.  Je me suis inspiré des maîtres de la gravure japonaise comme Hokusai mais aussi des poupées en origami que fait une amie de Vancouver, des origamis d'animaux et de ma formation en ikébana pour créer des compositions pleines de détails et de simplicité à la fois.
Je viens juste de terminer la dernière page, j'en ai fait 24.  Il me reste à les scanner pour les envoyer au directeur du théâtre.
Ma table sera donc enfin dégagé et je pourrais me consacrer à un autre projet.  J'en ai tellement que je ne sais pas encore lequel je vais privilégier.  Je vais sans doute devoir terminer un conte audiovisuel pour enfant pour lequel on me demande plus d'images.  Quand je dis on, je parle de mon chum qui fait le montage son-image.  Comme ce n'est pas urgent, je le traîne depuis un peu trop longtemps.  Ce sera donc lui ma priorité.  Mais avant il y a les impôts, le tricot pour le bébé de ma fille, car je suis la grand-maman depuis le 17 février d'une mignonne petite fille: Zara.
Comme la St-Patrick approche et que toutes les raisons sont bonnes pour faire la fête, je veux cuisiner un boeuf à la bière et une tarte à la sauterelle qui possède la couleur verte parfaite pour l'évènement.  J'ai déjà de la Guiness en réserve.  J'adore cette bière, c'est ma préférée.  C'est sans doute la vrai raison qui me vois si heureuse de fêter la St-Patrick, sauf, peut-être, un peu de sang irlandais du côté de ma mère, mais si loin...
Ma petite-fille a donc dans sa génétique du sang de Cuba, du Québec, de France, d'Irlande, d'Amérique et même de Chine.  Le résultat est magnifique.  J'ai passé une semaine auprès d'elle et de ses parents et je m'ennuie depuis.
Aussi bien m'occuper.

14 octobre 2012

Un saumon frais

Tout au fond d'une fosse
de la rivière Grand Pabos
un saumon tranquille

J'ai souvent vue des saumons lors de descentes de rivières.  Leurs majestés, leurs envergures et leurs calmes me surprenaient toujours.  Ce sont les rois de leurs rivières, c'est leur royaume.  Dans la nature je me sens souvent comme une touriste, en visite dans un pays qui n'est pas le mien et que je désire découvrir et surtout ne rien changer.  Pourtant j'ai surement fait des gaffes malgré moi.  Comme la fois ou j'ai par mégarde laisser tomber mon alliance dan la rivière Jacques-Cartier, j'y ais donc laisser des traces qui doivent y être encore, tout au fond de l'eau.  A moins que le courant n'est apporté ce rond de métal jusqu'au fleuve.  Qui sait?

En ce moment je me sens un peu comme ce saumon aperçu dans le fond d'une fosse de la rivière du Grand Pabos nord.  Comme lui j'ai fait un bon bout du chemin et 'il ne me reste plus qu'à attendre que les raisons qui m'ont amenées là m'y rejoignent enfin.  Dès que je peux, j'avance un peu plus, mais j'ai souvent l'impression que l'eau n'est pas assez profonde, que les obstacles sont plus nombreux que prévu et que la compétition est trop forte.  Bref, la seule chose dont je suis certaine c'est d'être dans la bonne rivière et dans la bonne direction.  C'est pas toujours facile d'avancer à contre courant.  La société ne laisse pas beaucoup de chance aux femmes, aux femmes de plus de 50 ans encore moins.  Avoir une idée d'entreprise, c'est bien, ne pas avoir le sous vaillant, c'est nul.  Avoir le talent pour mener à bien cette entreprise ne suffit pas, il me faut des appuis.  J'en ais trouvé un déjà, une amie de longue date en qui j'ai confiance.  Nous allons pouvoir avancer encore plus loin.  Mais maudit que l'eau est frette.

27 septembre 2012

L'été est terminé

Ce vent de septembre
apporte les nuages
une odeur d'hiver

 Les changements de saison au Québec sont souvent brusque et nous surprennent à chaque fois.  Plusieurs de mes amis sont enrhumés parce qu'ils n'étaient pas suffisamment vêtus.  Nous n'avons pas tous du duvet de canard sur le dos pour nous protéger et les vêtements d'hiver doivent être sortis des coffres et aérer avant d'être portés à nouveau.  Malgré tout, cette nouvelle saison me réjouit, car l'automne est un moment merveilleux dans ce coin du monde.  Il y a encore de si belles journées ensoleillées et un fond d'air frais qui nous permet de nous emmitoufler dans des tricots moelleux.
Ma fille habite près d'un petit lac qui s'appelle Opéra.  Les seules cantatrices du coin sont d'énormes wawaronnes qui s'en donnent à coeur joie.  C'est un bel endroit pour avoir des enfants et ma fille en attend un pour févier.  Vivre à la campagne c'est beau, calme et on y voit les signes des saisons qui passent.  Les feuilles jaunissaient déjà mi août et les canards étaient bien gras.  L'air y est plus frais qu'en ville et les résidents traînent leurs petites laines depuis plusieurs semaines déjà.  J'ai repris le tricot car je vais être grand-mère en février.  Je me suis refais la main sur des petits chaussons, en plus ça permet de terminer des balles de laines disparates.  J'avais suffisamment de laine rouge pour en faire un petit chandail et j'ai commencé un habit tout d'un bout avec capuchon pour emmailloter un bébé les jours d'hiver.  C'est un vieux patron que j'avais acheté lors de la naissance de mon fils et qui m'a servi souvent car j'en ai tricoté pour les bébés de mes soeurs également.  Je n'aurais jamais pensé que ce patron ferait autant d'usage.  Mes mains tricotent plus vite et mieux qu'avant, mais mes poignets me chagrine avec un problème de tunnel carpien.  Mais bon an mal an, le tricot avance.  Ma fille se porte bien et c'est si beau la vie qui continue.